18/01/2008

Bon vent !

La fête est finie pour Carlos, mort hier à Paris

 

Le roi des Big bisous n'avait que 64 ans

PARIS Il va falloir se serrer un peu au paradis des humoristes. Poids lourd des blagues belges pas nécessairement légères, des chansons pleines de bonne humeur ou des histoires drôles, Carlos est décédé hier à 9 h 45 à Paris des suites d'un cancer. Il avait 64 ans.

Né Jean-Chrysostome Dolto le 20 février 1943, Carlos a connu un parcours atypique. Très tôt, il casse son image de fils de... (Françoise Dolto a complètement révolutionné la vision de l'enfance et de l'éducation en France) pour s'imposer comme un joyeux fêtard féru de musique. Notamment de jazz latino. Ce qui lui vaudra son surnom, à 15 ans, en référence à son idole, Carlos Patato Valdes. Ami de Michel et Jean Drucker, ainsi que de Johnny Hallyday, qu'il croise à 16 ans dans un cabaret parisien, Carlos se fait surtout remarquer par ses talents de danseur dans les clubs. Ce qui ne l'empêche pas de décrocher son diplôme de kiné à 18 ans.

Entre les tables de massage et les virées nocturnes, son coeur ne balance cependant pas. Et lorsque Sylvie Vartan lui propose de devenir son secrétaire artistique en 1962, il accepte sans hésiter. Tout naturellement, quelques années plus tard, elle lui demande de faire la voix masculine sur 2 minutes 35 de bonheur . Le résultat plaît : désormais, en tournée, il accompagne aussi Sylvie Vartan sur scène. Et en 1969, elle le pousse à enregistrer son premier 45 tours : La vie est belle . Qui laisse moins de trace dans les oreilles que le suivant : Y'a des Indiens partout , très vite disque d'or.

Carlos a trouvé sa voie : chanteur populaire. Séñor Météo, Big Bisous (composé par son ami Joe Dassin), La bamboula, J'fais rien qu'à faire des bêtises (avec Alice Donna), Le bougalou du loup-garou, Papayou ou l'indémodable Tout nu et tout bronzé deviennent ses marques de fabrique de joyeux fêtard.

Musicalement, le succès s'estompe dans les années 80. Mais sa réputation de noceur, elle, reste intacte. Celle d'humoriste aussi, grâce principalement aux Grosses Têtes de Philippe Bouvard. Carlos peut y étaler sa culture et, surtout, son sens de l'humour populaire.

Parallèlement, il lance sa propre ligne de vêtements, large et fleurie, rédige des compilations d'histoires drôles, participe à des émissions ou séries télé (Le J.A.P.), devient le héros d'un dessin animé (Les aventures de Carlos), tourne une pub célébrissime pour Oasis ("Mais qu'est-ce que tu bois doudou dis donc ?" ), s'adonne à sa passion pour la pêche au gros. Sans oublier, bien évidemment, de toujours faire la fête. Mais elle est désormais finie pour lui.

Source : http://www.dhnet.be/culture/musique/article/195774/la-fet...

21:05 Écrit par Tirtouf dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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